Rencontre.
Je me souviens d’un matin au Carpe Diem, une odeur doucereuse de café chatouillait mes narines éveillées. Je te rencontre à ton réveil comme je déguste un expresso : je porte d’abord un regard et d’adoration, et d’envie, sur ma tasse où repose le lit voilé d’une parfaite liqueur, et saisis son anse d’infinies préliminaires. Je respire son odeur intense, m’imprègne de sa présence ; avant d’avaler son cœur aux couleurs forestières.
Des airs bucoliques tonnent au petit jour. Quand tu joues de ton instrument, tout est si mélodieux, et tes doigts si doux, que je vois des oiseaux se poser à tes phalanges. J’entrevois tout en ces lieux, te retrouve comme ma madeleine proustienne, un ange, dans les ruines du Carpe Diem.
Que la journée commence. Mes gorgées sont achevées, mes iris boisés retrouvent leurs couleurs. Et dans l’éclat furtif d’un rayon de soleil, je repose ma tasse vide d’esprit, me livre enfin à lui, qui te tatoue sur mon cœur - aux prochaines vingt-quatre heures.
à Uriel.
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